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Vendredi 22 mars 2019, les classes de 6B , 6D et 3B inscrites au dispositif Collège au cinéma, ont découvert au Cinémobile un programme de 5 courts-métrages intitulé D’ici et d’ailleurs, ayant pour thème “Voyage et identité“.

Ces 5 courts-métrages relèvent tous à la fois du genre documentaire et autobiographique, utilisant des techniques différentes et nous font voyager à travers le monde : Madagascar, le Mexique, la Russie, le Zaïre et le Portugal.

Madagascar, carnet de voyage de Bastien Dubois est un film d’animation qui fait rentrer le spectateur dans le carnet de voyage du réalisateur qu’il a dessiné à l’occasion de son propre voyage sur l’île, découvrant la culture malgache.

Quand passe le train de Jérémie Reichenbach est un film en prise de vue réelle montrant le quotidien des villageoises de La Patrona au Mexique, passant leur temps à préparer à manger pour les migrants accrochés au train qui traverse leur village. De quoi donner du courage à ces exilés pour continuer le périple vers une vie meilleure.

Irinka et Sandrinka de Sandrine Stoïanov raconte une histoire d’exil de frontière. La réalisatrice enquête sur ses origines russes dont elle ignore tout car elle a peu connu son père. Lors d’un entretien avec sa grand-tante, elle va découvrir l’histoire de sa famille paternelle qui a dû fuir la Russie pendant la révolution de 1917 pour se reconstruire ailleurs. Le film utilise la technique de l’animation pour illustrer cette histoire et l’imaginaire de la réalisatrice.

Kwa Heri Mandima de Robert-Jan Lacombe est l’histoire d’un départ vécu comme un arrachement : celui du réalisateur ayant grandi au Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo) et devant le quitter pour vivre en France et découvrir une autre culture à l’aube de l’adolescence. Dans le film, le réalisateur s’adresse à l’enfant qu’il était, en décrivant la photo prise le jour de ce départ.

Lisboa Orchestra de Guillaume Delaperrière est un film musical très original qui fonctionne comme un album auditif, collectant les sons de la rue de Lisbonne. Peu à peu, leur combinaison transforme la capitale du Portugal en véritable ville-orchestre.

Les élèves de la classe de 3B se sont exprimés sur le court-métrage qu’ils ont préféré et c’est de loin le film Lisboa Orchestra qui l’a emporté !

Déborah : […] Un long clip de Lisbonne ne me semblait pas très palpitant. C’est ce je pensais avant de le voir. Finalement, Lisboa Orchestra est celui que j’ai préféré. Il n’y avait pas forcément d’histoire, le thème était, bien évidemment, la ville de Lisbonne. Les techniques utilisées étaient un défilement d’images avec des sons. Ceux-ci étaient superposés pour créer une sorte de musique et c’est, il me semble, ce qui m’a le plus attirée. C’est la manière dont la capitale du Portugal a été transformée en “ville orchestre”, mais aussi la présence de la culture portugaise que j’ai le plus aimé. […]

Alice : Le court-métrage que j’ai le plus aimé est Lisboa Orchestra. J’ai beaucoup apprécié la technique utilisée afin de réaliser les effets sonores se trouvant dans ce documentaire. Le fait d’utiliser les sons de la ville, les quelques instruments, est très intéressant. Ce court-métrage nous a fait aussi découvrir Lisbonne sous plusieurs formes différentes grâce aux images filmées. Ce que j’ai le plus aimé est le fait d’avoir ajouté l’orgue comme un instrument, ce dernier a ajouté du rythme.

Sarah : Le court-métrage qui m’a le plus plu est Lisboa Orchestra, celui où il n’y avait pas de paroles, seulement des sons. Dans ce court-métrage, j’ai pu observer une technique principale, consistant à utiliser différentes matières ainsi que de matériaux, pour créer différents sons. Les supports, matières et matériaux sont spécifiques à la ville de Lisbonne. A l’aide d’un logiciel, le réalisateur a superposé les différents sons. Tous ces sons forment une mélodie finale.

Lucas : J’ai beaucoup aimé Lisboa Orchestra : la mise en scène d’une journée type au Portugal un jour de fête, transmise par de la musique sans paroles. Il parle d’une journée habituelle au Portugal, les cafés, les enfants dans la rue qui jouent au foot, les dominos, la cathédrale et plein d’autres choses. C’est drôle car il arrive à transmettre le savoir et la culture portugaise. C’est très intéressant de voir comment est décrit le Portugal et de voir le point de vue d’une autre personne car je suis portugais et j’ai mon point de vue sur le Portugal. Je trouve ça amusant de voir la vie au Portugal en musique et en images.

Charlène : Le court-métrage Lisboa Orchestra de Guillaume Delaperrière est fait seulement de sons et d’images de la ville de Lisbonne. Ce qui m’a plu, c’est la superposition de tous les sons qu’a enregistrés le réalisateur pour former un magnifique orchestre. Delaperrière s’amuse à enlever et rajouter des sons pris dans la ville de Lisbonne et ce qui est, je trouve, une très bonne idée. Tous ces sons ensemble nous font vraiment entrer dans cette belle ville. Ce qui m’a le plus surprise, c’est qu’en lisant le synopsis, je pensais que j’allais m’ennuyer, que ce serait fade. Et au final c’est celui que j’ai préféré, car il est très bien structuré.

Noa : J’ai bien aimé Quand passe le train car il est très bien fait. Dans ce film, les femmes passent du temps bénévolement pour donner de la nourriture à des migrants qui passent par le Mexique pour aller aux États-Unis. Le film est très répétitif pour montrer le travail très dur des femmes et qu’elles font la même chose tous les jours. Le film est un peu émouvant car ce sont des femmes qui vivent dans de mauvaises conditions sociales. Elles risquent leur vie pour les migrants.

Mattéo : Le film que j’ai préféré est Quand passe le train. Il raconte l’histoire de femmes qui ravitaillent en eau et en nourriture les migrants qui passent dans leur village en train vers les États-Unis pour essayer d’avoir une vie meilleure. En voyant ce film, on comprend que les villageois vivent au même rythme que les migrants. Les femmes qui nourrissent les migrants ont un grand cœur car elles donnent leur temps et leur argent pour les aider.

Timothé : Le film que j’ai préféré est Quand passe le train car je trouve que c’est un très beau geste de ces femmes. C’est incroyable de donner à manger à des hommes qui passent en train et qu’elles ne connaissent pas. Elles vivent au rythme du train, tout tourne autour. Avec ce geste, elles encouragent les migrants à tenter leur chance aux États-Unis pour connaître la richesse.

Emma C. : Le court-métrage que j’ai préféré est Quand passe le train. Je trouve que c’est très intéressant de pouvoir connaître la vie des autres personnes dans le monde. Dans ce court-métrage, on peut voir que les femmes qui aident les migrants sont pauvres et n’ont pas beaucoup de moyens. Pourtant elles font preuve de beaucoup de générosité en leur préparant leur repas pour leur donner quand le train passe. Elles leur donnent tout leur temps. J’ai bien aimé aussi le fait que ce soit de vraies images.

Caroline : Mon court-métrage préféré est Kwa Heri Mandima. Je le trouve très émouvant. Le fait d’utiliser la deuxième personne du singulier “tu” pour raconter cette histoire permet vraiment au public de se mettre à la place de ce pré-adolescent qui va quitter son pays , le Zaïre, et donc de comprendre ce qu’il ressent, ses émotions. On lui enlève son pays, ses amis, sa culture, cela doit être très dur. Ce que je trouve vraiment poignant dans cette histoire, c’est bien évidemment que cet adolescent soit obligé de quitter le Zaïre pour aller en France, mais aussi le fait que quand il va arriver en France, il apprendra que le pays dans lequel il a grandi et dans lequel sont encore présents ses amis, sera victime du génocide rwandais de 1994. Il a dû se sentir coupable d’avoir quitté le Zaïre, mais aussi il a dû se sentir impuissant face à cette tragédie. J’aime bien la manière dont l’histoire est racontée, on a l’impression de “rentrer” dans la photographie du début et les quelques autres présentes sont vraiment là pour compléter ce que raconte le réalisateur, comme quand on écoute un exposé.

Yann : Le court-métrage que j’ai le plus apprécié est Kwa Heri Mandima réalisé par Robert-Jan Lacombe en 2010. Le court-métrage est très bien réalisé car le réalisateur a réussi à raconter une grande histoire avec deux photos assemblées qui donnent une photo panoramique. D’une part dans la photo de droite, le narrateur raconte la vie de ses trois petits frères qu’on voit se préparer à monter dans l’avion. Et d’autre part, on voit tout le village de Mandima qui regarde le départ de l’avion. Dans cette foule se trouvent les amis du narrateur qui lui ont appris la langue du pays. Dans ce court-métrage, des parties de la photo sont montrées au fur-et à mesure de la description de la photo panoramique. Le titre Kwa Heri Mandima qui veut dire “Au revoir Mandima” précise bien que c’est la dernière fois qu’il voit Mandima avant de vivre en Europe et de changer de style de vie.

Bérengère : L’un de mes courts-métrages préférés est celui de Robert-Jan Lacombe Kwa Heri Mandima. ll raconte son histoire à partir de photos détaillées, prises par son père lors de leur départ de son village natal, Mandima au Zaïre. Il nous fait part de ses émotions et sentiments alors qu’il avait juste 10 ans. Il quittait tous ses amis d’enfance pour rejoindre l’Europe. On voit les photos du départ lorsqu’ils chargent leurs affaires dans l’avion et que certaines personnes du village pleurent. Il utilise la deuxième personne du singulier comme s’il parlait à lui-même étant plus jeune. Lors du départ, il ne prend pas vraiment conscience du fait qu’il n’allait pas revoir ses copains avant très longtemps. Une seule vidéo est montrée : celle de lui et sa famille dans l’avion qui décolle et avec tous les habitants du village réunis en arrière-plan pour cet événement.

Annaëlle D. : Le court-métrage que j’ai le plus apprécié est Kwa Heri Mandima . Le narrateur raconte son histoire : son départ. A l’âge de 10 ans, il part vivre en France. Il quitte un pays où il a toujours vécu, où il a des amis, des habitudes, des personnes importantes pour lui. J’ai beaucoup aimé ce court-métrage car c’est à peu près ce que j’ai vécu. Il est principalement constitué d’images de son départ. Pendant tout le film, Robert-Jan Lacombe explique ce que l’on voit : les personnes, ce qu’elles représentaient pour lui, ce qu’elles faisaient. Il se parle à lui quand il était petit, à la deuxième personne : “Toi avec tes trois petits frères”. Il a l’air content de partir, il pense aux glaces, au Nutella qui l’attendent en France, il ne réalise pas qu’il ne reviendra pas au Zaïre. Le réalisateur-narrateur dit qu’il va devoir s’habituer à la vie en France, au sport, aux émissions de télé, à la Nintendo, aux célébrités, qu’il devra s’habiller avec des vêtements de marque, mettre des chaussures tous les jours… Le court-métrage se termine par une vidéo qui montre sa famille dans l’avion qui décolle. Je pense qu’il se termine comme cela car c’est la fin de sa vie au Zaïre et que son arrivée en France est une autre histoire.

Zoé : Mon court-métrage préféré est Irinka et Sandrinka tout simplement parce que je trouve l’histoire très belle et très intéressante. Je trouve intéressant le fait que la réalisatrice Sandrine Stoïanov parte à la recherche de ses origines et retrouve sa tante. J’ai aussi adoré les différents dessins notamment ceux où l’on voit les deux femmes parler, ceux où l’on voit une jeune fille qui représente Irinka (Irène) et une autre Sandrinka (Sandrine), les dessins de la famille et ceux montrant la Russie. J’ai bien aimé que la réalisatrice insère des images d’archive de sa famille.

Anaële L : Mon court métrage préféré est Irinka et Sandrinka. C’est l’histoire de Sandrinka et de sa grand-tante Irinka qui lui raconte son enfance en Russie et en Roumanie. Elles ne s’étaient vues qu’une seule fois et se retrouvent autour d’un thé et de photos. Le court-métrage nous en apprend beaucoup sur la manière dont les choses se sont passées lors de la chute du régime en Russie, comment cela se passait entre familles ennemies et comment une petite fille, Irinka, a vécu tout cela. On se perd un peu dans l’histoire, parfois on arrive mal à distinguer Irinka et Sandrinka. J’ai beaucoup aimé les images et les dessins sont très beaux.