Lundi 18 novembre, les élèves des classes de 6ème B et de 6ème E se sont rendus au cinéma Les Enfants du Paradis à Chartres pour une séance exceptionnelle en présence du réalisateur du film Alain Gagnol.

Cette projection s’inscrit dans le cadre du dispositif Collège au cinéma. Lors de cette année, les classes de 6ème B et de 6ème E vont découvrir et étudier chaque trimestre un film sur le thème du “vivre ensemble” avec leurs professeurs de français et d’arts plastiques.

Les élèves ont découvert Phantom Boy, un film d’animation franco-belge, sorti en 2015, co-réalisé par Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli. Il s’agit d’un film mêlant le genre policier et fantastique, s’inspirant des super-héros des comics américains. Le super-héros ici est un enfant malade de 11ans, Léo, qui se trouve le super-pouvoir de voler et de se rendre invisible : il a 24 heures pour sauver New York d’un virus informatique lancé par l’Homme au visage cassé et montrer qu’il est plus qu’un super-héros, un véritable héros.

A l’issue de la projection, les élèves de plusieurs collèges d’Eure-et- Loir ont pu découvrir les secrets de réalisation du film avec les nombreux documents qu’avait apporté Alain Gagnol, le co-réalisateur et scénariste du film.

Alain Gagnol, co-réalisateur et scénariste du film Phantom Boy

Voici ce que les élèves de la classe de 6ème B ont retenu de leur rencontre avec Alain Gagnol :

  • Dans le cinéma d’animation, il faut 12 images pour faire une seconde de film. Comme au cinéma, il faut 24 images pour faire une seconde de film, dans un film d’animation, chaque image est photographiée 2 fois.
  • Dans Phantom Boy, il a fallu plus de 50 000 dessins.
  • Il a fallu 5 ans pour faire ce film : 2 ans pour l’écriture : le scénario, les 2 story-boards (le film raconté en images) et 3 ans pour la réalisation : les dessins, l’animation, la mise en couleur, le doublage des voix et le bruitage.
  • Il fallait une journée de travail pour faire 2 secondes de film.

Le témoignage d’Alain Gagnol après cette séance d’échange avec les collégiens :

“Grâce aux Studios 28 j’ai eu le plaisir de passer un moment d’échange avec les jeunes spectateurs de Phantom Boy. C’est une grande chance pour un film (et son réalisateur) de pouvoir continuer à exister sur grand écran, même longtemps après sa sortie. Le plaisir était d’autant plus grand que la salle du cinéma Les Enfants du Paradis est très belle et l’accueil de Kevork Alecian très chaleureux.
Nos films sont fragiles. Il est difficile pour eux d’exister face aux rouleaux compresseurs des grands studios américains. Ces rencontres vivantes permettent de montrer à un jeune public qu’il existe d’autres façons de faire du cinéma, avec d’autres graphismes, d’autres histoires. Si nous ne voulons pas d’un monde tiède et uniformisé, ce travail de transmission est essentiel. “

Alain Gagnol